Archive pour novembre, 2008

QU’EST-CE QUI AUTORISE A PUBLIER ?

Aujourd’hui, dimanche 30 novembre 2008 à 22h35

Ce ne sera pas un article bien long, ce soir. Je vous dis quand même Bonsoir. Erasme et son Eloge de la folie, ça vous dit quelque chose ?

Aujourd’hui j’ai repris trois petits textes de ces derniers temps et après les avoir bien pesés (ils ne sont pas bien lourds !) me suis décidée à en faire un petit recueil : UN JOUR, MAINTENANT

Avant de publier, on s’interroge, bien sûr, si cela est bon ou non de le faire. Tant et tant de livres n’ayant, comme le dit Claudec et bien d’autres, que le nom de livres, mais c’est tout ! C’est vrai. Cela tient à quoi ? A la mode ? Tous les gens un tant soit peu célèbres en « font » un, comme on pond un oeuf, ou plutôt souvent « aidés » par un nègre facilitant la rédaction… Sans doute, sans doute. Je vous l’accorde.

Alors que je cherchais une préface allant dans ce propos j’ai retrouvé le livre d’Erasme « Eloge de la folie« . Ça, mes amis, c’est une oeuvre ! Je vais reprendre sa lecture. Comme souvent, je l’avais lu un peu vite et il y a longtemps. Lui, il ne faut pas le rater. Il faut le relire. Le laisser s’emparer de votre esprit -comme on déguste un bon vin- prendre son temps, le savourer et surtout … le comprendre. Alors, le prenant ou plutôt prenant le personnage de la folie qu’il fait parler à la première personne, Moria (moria : folie en grec), à la lettre, j’ai trouvé qu’elle ne manquait pas d’un certain bon sens- le comble ! Ecoutez plutôt ce qu’il lui fait dire :

« Car la Nature, en bien des cas plus marâtre que mère, a gravé dans l’esprit des mortels, surtout des plus sensés, le mécontentement de soi et l’admiration d’autrui. De là vient que tous les dons, toute l’élégance, tout le charme de la vie s’altèrent et périssent. Car à quoi bon la beauté, le plus inestimable présent des dieux immortels, si elle est contaminée par le vice du dégoût de soi ? Et la jeunesse, si elle se corrompt au ferment d’une mélancolie sénile ?…..

Car qu’y-a-t-il de plus fou que de se plaire à soi-même ? Et pourtant que feras-tu de charmant, de gracieux, de convenable si tu es mécontent de toi-même ? ….Tant il est nécessaire que chacun se fasse compliment et se recommande d’abord à lui-même par quelque cajolerie avant de pouvoir être recommandé à d’autres. »

J’ai donc mis de côté mes éternelles tergiversations et sorti de leur tiroir ces trois textes- j’allais dire « sans prétention ! » , hypocrite ! mais bien sûr que si, avec prétention, puisque justement je prétends, je me pique de savoir un peu écrire !!! Sûrement, je viens de le reconnaître, je suis un peu « piquée » ! Normale, donc, que je me mette à publier ces tout petits textes de rien du tout.

Ces 3 textes sont constitués d’un rêve vraiment étrange que j’avais écrit juste après – certains croiront que je venais de voir un film de science-fiction. Eh bien, non ! Un de ces rêves qui vous frappe, vous hante pendant un certain temps et restent collés à votre peau, difficile à s’en extraire. Je l’ai donc appelé Rêve

En voici un extrait du début :

C’était, Marie s’en souvient encore, en janvier de cette année 2006. Elle était chez elle, dans sa chambre lui semble-t-il, et subitement…plus de plafond ! Elle voyait en effet fort bien le ciel au-dessus d’elle. Par quel miracle ? Ne lui demandez pas. Elle l’ignore tout à fait. D’ailleurs elle ne se posait aucunement la question. C’était la nuit. Une vraie nuit noire, bien installée, sans lune aucune.

Soudain, apparurent dans le ciel des petites lumières rondes, toutes de la même grosseur, trop grosses pour les confondre avec les étoiles. Il y en avait trois, quatre. Puis leur nombre augmenta. Elle discerna nettement qu’un ordre s’établissait. Elles étaient rangées en lignes et en quinconce. C’était comme si elles se mettaient en formation. Cela lui évoqua un déploiement de forces. Elle fit vaguement un parallèle avec les armées sur les champs de bataille. Mais c’était dans le ciel que cela se passait. Manifestement il se préparait quelque chose, mais quoi ?…

 

Le 2è texte relate un combat de …. suspens ! Du vécu, ma foi ! Il s’appelle Guerre

Un extrait du début :

Ce fut d’abord une étrange plainte qui me sortit du sommeil, me laissant une impression de vague inquiétude sans discerner exactement de quoi il s’agissait. J’évoquai d’abord une pauvre créature blessée errante dans la nuit et appelant de l’aide. J’allais peut-être devoir intervenir, ouvrir la fenêtre pour savoir ? Je me décollai de l’oreiller et restai l’oreille aux aguets : plus rien !

Je résolus vite de reprendre le court normal de mes rêves, ce n’était donc rien de bien important, peut-être un simple vagabond ayant abusé de la bouteille et ne sachant plus où il était. Une nuit déjà j’avais été témoin de plaintes d’ivrogne complètement « out » titubant péniblement, appelant à témoin tous les habitants endormis, jurant contre un ennemi invisible qui se serait joué de lui…

A peine avais-je annulé la tension nerveuse qui s’était emparée de moi, reposant à nouveau calmement la tête sur le doux oreiller, calant bien la nuque, qu’à nouveau retentit Le bruit lancinant, semblant monter en puissance.

 

Le 3è texte est un peu fait comme une peinture impressionniste, par petites touches, sur certains moments ou aspects de mon enfance. Je l’ai nommé

Un jour, peut-être.

Un extrait :

Un jour se disait-elle, quand sera venu le bon moment, elle sera alors littéralement vôtre. Elle saura prendre les mots et les faire tournoyer dans le sens voulu pour retomber sur ses pattes, se retrouvée intacte, comme quand elle était petite et cachait le chat dans son lit alors que sa grand-mère lui demandait, de sa chambre, si, justement, Minou n’y était pas. Il y était, bien sûr ! Alors elle le poussait sous les couvertures pour que sa grand-mère ne l’entende pas miauler. 

Elle se souvient de cette grande pièce à vivre séparée en deux par un rideau, côté cuisine, côté séjour. Elle dormait côté séjour dans un cosy, petit lit de bois verni auquel faisait corps une étagère pour y mettre tous ses livres de la Comtesse de Ségur, Les patins d’argent de Stahl et tous les Alice de Caroline Quine. C’était formidable. Les soirs d’hiver, après les merveilleux œufs au lait cuisinés par sa grand-mère, elle se régalait du spectacle étrange et fascinant des jeux de lumière rougeoyante que renvoyait sur le plafond la cuisinière à charbon- une bonne Arthur Martin. Il y avait là quelque chose de magique dans cet aléatoire des rapides dessins projetés sur le mur. En même temps se diffusait un ronflement douillet et rassurant dans toute la pièce. Marie revoit nettement ces moments de quiétude. Elle se dit qu’elle aimait vraiment ces instants d’alors et que, déjà, quelque chose de cet ordre pouvait la rendre  heureuse.

A bientôt.

QU'EST-CE QUI AUTORISE A PUBLIER ?    dans LITTERATURE

Le livre UN JOUR, MAINTENANT

 

 

 

PS /Nouveautédes commentaires ont bien été pris en compte ! N’hésitez donc plus à en laisser (des constructifs, bien sûr :-)

A LIRE : Et si nous revenions en arrière et goûtions, à notre tour, grâce à la transcription d’un authentique manuscrit de 1854, à un Voyage de noces en Italie au temps des diligences pour nous replonger dans « le charme discret » de l’aristocratie de l’époque, mais aussi dans la beauté intemporelle de l’Italie ?   Lisons alors :

CLAUDEC : Voyage de noces en Italie au temps des diligences

et voici ci-dessous le lien avec le site où vous pouvez le découvrir : thebookedition.com

 dans PUBLIER

 

Bonne lecture à tous !

Mycha

 

 

Publié dans:LITTERATURE, PUBLIER |on 30 novembre, 2008 |3 Commentaires »

VIES PARALLELES

Ce soir, mardi 18 novembre 2008
Je reprends pour un court instant la plume informatique pour vous dire que parmi les choses qui m’obsèdent, ceci en est une : savoir que dans le même instant se passent tant de choses différentes sur notre terre :

- alors que l’un est heureux, se réjouit, est insouciant, pendant ce même instant, quelque part, très loin ou très près de lui, un autre est effondré, pleure, souffre.

Pour illustrer ceci, un poème issu d’ UN AMOUR DE SPAM (de Mycha) :

 

Parallèles insensées

Petit coeur, où veux-tu aller ce week-end ?

Elle n’a pas pu résister à ce traitement. Elle est morte sur le matin.

Je ne veux plus jamais te revoir, tu entends ?

C’est un beau bébé, plein de vie ! Félicitations !

Seigneur, faîtes qu’il n’y aille pas, c’est trop dangereux !

C’est une catastrophe, je ne sais plus quelle robe mettre !

Tuez-le ! Tuez-le immédiatement, vous m’avez compris ?

Son visage rayonnait de bonheur. Tout son être vibrait d’amour.

Pour centre de table, Jeanne, des roses thé, exclusivement.

Écartes les cuisses, et tais-toi !

Maman, je ne suis plus un bébé, je sais ce que c’est que l’amour, vas !

Descendez, descendez dans la cave, à l’abri. On nous pilonne !

Maintenant, mesdames et messieurs, nous allons vous interpréter « Spem in alium » de Thomas Tallis.

Il n’appelle pas, mais pourquoi donc n’appelle-t-il pas ?

Bouges pas, sinon j’t’crève, tu piges ?

Comment allez-vous l’appeler, Maxime ? Alexis ?

Elle est tombée tout près, ne pleures plus. Attendons un peu pour sortir.

Tu me fais honte avec ce vieux costume !

C’est comme tu veux, chéri. Tu sais bien que je te suivrais n’importe où !

Qu’est-ce qu’elle a grossi, cela ne lui va pas du tout !

Une nouvelle planète a été découverte hors du système solaire.

C’est magnifique !

Pourquoi faîtes-vous cela ? Mais qu’est-ce que je vous ai fait ?

C’est beaucoup trop, voyons, quelle folie ! Tu me gâtes trop, chéri !

Impossible, il vous faudrait 50 000 euros. Tant pis, c’est impossible.

Non, madame, vous ne pourrez plus avoir d’enfant !

Débrouillez-vous comme vous voulez, il me faut ces organes avant quinze jours, ils ont payé !

L’essentiel, réside en vous-même, vous le savez bien, n’est-ce pas ?

Ses yeux énormes sortaient de sa tête gonflée : il allait mourir de faim dans une heure.

Ces injections de placenta associées aux séances de laser font des merveilles,

chère madame, vous verrez, vous rajeunirez de quinze ans !

Laissez-le faire, il va s’embourber jusqu’au cou. Nous allons bien rire.

Je vous salue Marie, pleine de Grâce, le Seigneur est avec vous…

Adieu ma belle salope, tu n’y penseras plus maintenant. Tiens, prends ça !

Mozart et le thème de l’Oiseau. N’en était-il pas un drôle, d’ailleurs ?

En retard, vous êtes encore en retard, mon ami, c’est une manie ?

Elle ne devrait pas tarder à arriver maintenant. Ne t’inquiètes pas.

Envoyez leur nos missiles. Tant pis pour eux, ils l’auront voulu !

Quel joli dessin, Maxime ! C’est quoi ? Un « nâne » ? Bien sûr, chéri !

La guerre a éclaté entre Israël et le Liban.

J’ai faim ! Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Encore une pizza !

Demain, je vais être ordonné prêtre, chère amie.

Tu prends combien, ma belle ? Ok.

Elle est drôlement chouette votre nouvelle maison, les amis !

Pourquoi l’aimes-tu ?

Je ne sais pas. Je l’aime, c’est tout.

Suffisant, non ?

Mycha

 

Bonne soirée, bonne nuit, bonne journée !

N’hésitez pas pour réagir. A bientôt !

Mycha

Publié dans:LITTERATURE, PARALLELES |on 18 novembre, 2008 |4 Commentaires »

Bonjour tout le monde !

njour à tous d’UN AMOUR DE SPAM !

Je souhaite pouvoir, enfin, aller au bout de ce que je souhaite faire passer en quelques mots ! Je rame en effet depuis hier soir pour créer un blog et envoyer un pauvre article !

Contente pourtant de vous avoir là près de moi quelques instants. Je me présente donc de mon nom « d’auteur »,  auteur débutante : Mycha.

Ce n'est qu'un spam

Mycha en 2004

 

Si je débute en publication de livres, je n’en écris pas moins depuis longtemps. par moments, des petits textes, rien de bien long, rien de bien important.

J’ai vraiment pris goût à la chose en m’occupant d’un journal d’entreprise en tant que rédactrice en chef : passionnant, même si c’était à une minuscule échelle ! J’en profite pour remercier le directeur de l’époque, qui nous laissait la plus grande liberté possible pour écrire nos articles : merci Christian !

Puis il y a quatre ans maintenant, comme le temps passe (дни идут быстро!) j’ai fait l’expérience d’une passion un peu « difficile »- on va dire cela pour faire plus soft-

2046.bmp

 

(J‘ai évidemment adoré ce film de WONG KAR WAI pour sa beauté, l’osmose entre les sentiments et la musique ensorcelante, lancinante, captivante, son histoire, ses acteurs et actrices. Comme j’avais adoré In the mood for love ).-

- et j’ai dû écrire quelques poèmes relatant mon vécu, allant ouvrir le coeur de mon ordinateur, à n’importe quelle heure : il était là, pour moi, lui !

J’ai publié ce recueil :

UN AMOUR DE SPAM de Mycha dans thebookedition.com (un site super). Voilà le lien si ça vous amuse d’y jeter un coup d’oeil :…

Le livre UN AMOUR DE SPAM

Bonjour tout le monde ! dans LITTERATURE

 

Puis pour me changer l’esprit et à la demande de ma grande fille, Claire, je me suis mise à écrire pour les enfants. Il s’agit des 3 livres suivants :

 

- MULOU VEUT VOIR LA VILLE ! de Mycha

Le livre MULOU VEUT VOIR LA VILLE !

 


mulouvoit.jpg


- BILL ET MINA UN SOIR DE NOËL ! de Mycha bien sûr. C’est un petit conte de Noël.

 

jeuxenfants.jpg


 

- et puis aussi un livre de coloriages : COLORIAGES d’après le conte sur Bill et Mina

billsorti.jpg

Je l’ai édité sous 2 formats différents cherchant à baisser son coût, mais c’est difficile car le coût de fabrication à l’unité, bien sûr,reste assez élevé.

J‘aimerais bien connaître votre opinion à tous, surtout sur le receuil de poèmes.

J’AI BESOIN DE VOUS , de vos remarques (constructives, bien sûr !) de vos encouragements … etc …

 

A bientôt,

Littératurement vôtre,

Mycha

 

PS : un grand merci à Mary J’Dan qui édite aussi dans thebookedition, pour ses conseils relatifs à mon blog balbutiant :

Le livre Embarquement indirect

 

 

Publié dans:LITTERATURE |on 17 novembre, 2008 |1 Commentaire »

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